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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 10:10

carrières cochin couloirs"Mais qu’est-ce que tu vas faire sous Paris?" Oui, quand j’ai évoqué avec des amis la possibilité de visiter des carrières souterraines, en l’occurrence sous l’hôpital Cochin dans le 14e arrondissement, l’idée les a étonnés. Sans doute parce qu’il semble curieux de vouloir replonger dans les entrailles de la capitale quand on y passe déjà des heures, dans les couloirs ou les rames du métro!

 

Et pourtant, pour qui s’intéresse à Paris et à ses petits secrets, les souterrains représentent une mine d’informations formidable. Grâce aux indications de Gilles Thomas, co-auteur de l’Atlas du Paris souterrain, tout s’éclaire sur les 1200 mètres de parcours entretenus avec amour par les bénévoles de la SEADACC.

 

Vous voilà transportés au XIIe siècle, lorsque les Capucins ont prélevé ici le calcaire nécessaire pour édifier une chapelle, ce qui vaut d’ailleurs leur nom aux carrières des Capucins. CQFD. Ou à la fin du XVIIIe, lorsque les travaux de consolidation ont été entamés par l’Inspection des Carrières, afin de permettre à la capitale de se développer, 20 mètres plus haut. D’où les inscriptions bizarres mêlant chiffres (année de consolidation, numéro du pilier sur le parcours) et lettres (initiales du chef de l’Inspection, G pour Guillaumot par exemple).

 

carrières cochin fleurs de lys

 

carrières cochin brouettesOn découvre aussi tous les secrets de la numérotation des entrées dans les rues parisiennes à travers les époques: une révélation qui fera l’objet d’un prochain post, forcément! Comment cette fleur de lys n’a pas été détruite par les révolutionnaires, parce qu’elle était masquée par de l’eau boueuse ou parce que la pierre qui la porte a été retournée et gravée de l’autre côté (voir les photos ci-dessus)… Ou encore à quoi le site a servi selon les époques:  abri de défense passive pendant la Seconde guerre mondiale, champignonnières, ou dédale où des étudiants de Bicêtre ont laissé quelques graffitis!

 

Merci à Gilles Thomas pour sa patience (et il en faut avec moi…) et ses connaissances parisiennes. Pour plus d’informations, le site de la SEADACC est très complet.

 

M.S. qui n'est même pas claustro!

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Published by Marie Simon - dans La vie parisienne
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commentaires

Thomas 04/08/2011 16:03



DSL mais malheureusement si ce n'est pas moi qui ai fait la visite, l'histoire des numéros a été trappée !



Marie Simon 11/08/2011 20:01



Oups, le post sur les numéros s'est perdu dans les limbes du blog pendant que je cavalais derrière l'actu folle de 2011. Je vais essayer de remettre mes idées en ordre pour ce petit post promis.
Mieux vaut tard...



Crikette 21/01/2011 01:02



Bonsoir 


Moi aussi j'ai fait cette visite l'année dernière...je confirme très intéressant. A voir absolument ...C'est quoi l'histoire des numéros déjà ? je suis sure que mes fils de 10 et 13 présents lors
de la visite s'en souviennent plus que moi 



Marie Simon 08/02/2011 23:27



Aaaah mais je ne l'ai toujours pas raconté, ce truc là, et j'ai même snobbé ce blog plus d'un mois. Dios mio! Va falloir remédier à cela... et vite! A très bientôt donc :-)



Armide 26/12/2010 20:22



Une idée fort intéressante que celles de fouiner plus bas que les pavés. Merci pour tes révélations.



Marie Simon 04/01/2011 22:19



Ouh la, les révélations sont celles de Gilles Thomas! D'ailleurs, il faut absolument que je vous raconte cette histoire de numérotation dans les rues avant d'oublier, pour cause de cerveau de
canari...



Rebecca 23/12/2010 23:27



J'en ai déjà entendu parler. C'est une visite que j'aimerai faire!