Métro, boulot, dodo ? La vie à Paris ne se résume-t-elle qu'à cela ? Bien sûr que non ! Venez voir sur ce blog, si vous n'êtes pas convaincus.
Oscar, depuis le Père Lachaise, tu as dû bien rigoler ! La représentation d'hier soir de ton Importance d'être Constant s'est montrée à la hauteur de tes aphorismes.
De Londres à la campagne britannique, tu nous racontes l'histoire de deux jeunes britanniques tiraillés entre le plaisir pour le plaisir… et l'amour que leur inspirent deux belles demoiselles. On tremble pour les dandys et les belles, la vieille tante acceptera-t-elle de donner son accord pour ces deux unions malgré les obstacles tels que la condition sociale ou le capital financier, tout bêtement ? Comment réagiront les deux fiancées, éprises d'un prénom, quand elles apprendront qu'aucun de leurs fiancés ne le porte réellement ?
Drôles, fins, cyniques, intelligents et un brin coquins, les acteurs t'ont rendu hommage. Macha Méril était insupportable en vieille tant acariâtre, un vrai bonheur pour le public. Quant au tandem Deutch-Diefenthal, tu les aurais trouvés beaux à croquer, distingués à souhait, outrageusement culottés comme deux faux Constant qui vont "bunburiser". Tu me pardonneras si j'abîme ce terme, après tout, c'état déjà un barbarisme quand tu l'inventas ! Le duo féminin n'a pas eu à rougir non plus, Gwendoline et Cecily ont su donner du piquant aux traits d'esprit que tu as placés dans leur bouche. Le chanoine obsédé par les premiers chrétiens et la bonne vieille préceptrice ont su se rendre ridicules, juste assez, sans excès. Et enfin, le domestique… monocorde à la perfection !
Je me permets de te faire de la publicité, cher Oscar, tu ne m'en voudras certainement pas. Ce cru 2006 se déguste, se savoure et on en redemande. Il reste certainement des places au
théâtre Antoine, courez-y, amateurs de l'ami Oscar, simples curieux ou fans de Taxi 1/2/3 ! Vous avez jusqu'au 15 octobre pour vous y rendre, mais je pense que des représentations seront ajoutées.
Pour ceux qui n'y parviendront pas, le film de 2002 avec Colin Firth et Rupert Everett n'est pas mal non plus ! Ils y ajoutent une pincée de charme britannique inimitable, mais ça ne vaut pas le théâtre…
M.S. sous le charme