Métro, boulot, dodo ? La vie à Paris ne se résume-t-elle qu'à cela ? Bien sûr que non ! Venez voir sur ce blog, si vous n'êtes pas convaincus.
Et voilà que dimanche matin, le hasard nous a un peu forcé la main. Sans que ça nous déplaise d'ailleurs, à Mister Inside Paris et moi même !
On reprend l'histoire au début.
Dimanche, 2 heures du matin. Monsieur se réveille, il a entendu un bruit bizarre. Puis des miaulements. Incessants, plaintifs à fendre son cœur d'amoureux des matous. Lointains puis proches. Très très proches. Si proches que, lorsqu'enfin je sors de mon sommeil de plomb (vers 10h, ben oui, j'ai dit « de plomb »), les suppliques félines proviennent de notre palier !

A peine la porte ouverte, car nous voulions connaître le fin mot de l'histoire, une fusée entre dans l'appartement. Fait le tour de notre chez nous, apeuré, désorienté. « Mais c'est pas ma maison ! », semblent dire ses yeux écarquillés. « Et vous, vous êtes qui ? ». Après quelques caresses, le chat étrangement sociable s'échappe, pour se planquer dans un local de la cour intérieure de l'immeuble.
Panique à la maison : qu'est-ce qu'on fait ? Visiblement, le chat n'a éveillé l'intérêt d'aucun autre résident. Touchés, nous décidons d'appeler une association de quartier qui s'occupe des animaux de la rue. Verdict : « Ce n'est pas un chat errant. Il a pu tomber d'un balcon. Il a l'air d'aller bien ? Bon et bien occupez-vous de lui et mettez des affiches pour retrouver ses maîtres. »
Deuxième tentative, les vétérinaires. Celui de mon quartier m'oriente vers une structure de garde. Réponse : « Attrapez-le pour voir s'il a un tatouage. Et si non, amenez-le moi pour que je voie s'il a une puce d'identification ». Plus facile à dire qu'à faire. Car le chat, plus effrayé qu’au départ, est toujours caché dans le local et ne se laisse pas vraiment approcher.
Une fois attrapée – it’s a she ! - minette se retrouve entre nos murs. Pas de tatouage. Direction la clinique vétérinaire de garde, comme convenu. Une vraie expédition car nous n’avons rien pour la transporter : emmaillotée dans une serviette de bains, elle fait donc le trajet calée dans les bras de monsieur (la chanceuse), sous le regard interloqué des passants.
Et là, pas de puce d’identification non plus. Pas de puce tout court d’ailleurs, ni de crottes de puce, comme le souligne le jeune véto qui nous précise qu’elle doit avoir entre 2 et 6 ans et qu’elle est en bonne santé. Sa conclusion : « Elle n’est pas restée dehors longtemps ». Peut-il la garder, le temps que ses maîtres se manifestent ? « Non, elle n’a aucun problème de santé, il faut la garder ou la confier à une SPA en attendant. » La plus proche se trouve à Gennevilliers…
Aucune hésitation alors, même si nous sommes pris au dépourvu. Pas question de confier la jolie minette à une SPA. Si les maîtres se manifestent, nous aurons pris grand soin d’elle en attendant. Et si non, ce serait idiot de la confier à une SPA pour y retourner dans un mois et chercher un petit chat, sous prétexte que nous préférions un chaton !
Alors maintenant improvisons pour que « le chat » soit heureux. Au passage, si vous avez des idées de nom, ça peut nourrir notre réflexion !
M.S. qui contemple « le chat » qui joue et dort en toute confiance chez nous
EDIT DU 6 SEPTEMBRE:
Le maître, un voisin qui travaille aussi dans notre quartier, s'est manifesté mercredi. Une fois arrivé dans notre appartement, il nous apprend qu'elle s'appelle Samara, qu'il n'est pas "très animal" et, peu attaché au chat qui n'a que neuf mois, il nous propose de garder Samara. Réponse évidente de notre part: OUI!! Samara prend désormais ses aises dans son nouveau foyer, et nous en sommes très heureux. Welcome Samara!