Comme promis la suite de nos aventures mccartney-iennes (et une mise en forme du post précédent, un peu trop monolithique à mon goût).
19h – Sortie du métro Havre-Caumartin et coup de fil de mes parents, légèrement fans des Beatles. « Mais tu te rends compte que tu vas voir une légende ? On aimerait tant être là ! Fais le plein de souvenirs, ça n'arrive qu'une fois ! » Là, et seulement là sans doute, je réalise. Je réalise que je viens de faire huit heures de queue dans le froid. Que je vais voir Paul McCartney. Et que je suis la copine d'un fou furieux, Mister Inside Paris, sans qui jamais je n'aurais eu cette patience !
19h10 – Et c'est reparti pour une heure de file d'attente, de nouveau dans la rue Scribe dans laquelle s'étend le long cortège d'inconditionnels, décidément très disciplinés.
20h – On y est presque, allez un effort. Un doute cependant. L'Olympia avait dit fermer les portes à 20h pour les derniers arrivés, mais nous sommes encore des centaines à faire la queue. Que va-t-il se passer ? Seront-ils chiens à ce point ? Après avoir ouvert les grilles en retard, à 19h et non pas 18h30 ?
20h15 – C'est bon, nous sommes dans la place !
20h30 – Paul se laisse désirer quelques petites minutes, on lui pardonne. La foule massée dans l'orchestre applaudit les people qui se trouvent au balcon. Nous, nous sommes au fond de la fosse, sous le balcon, nous ne voyons rien de tout cela mais au moins, en raison de ma petite taille et de l'inclinaison de la salle, pourrai-je voir la tête de Paul. J'apprendrai plus tard que Douste-Blazy a swingué toute la soirée là haut, oh yeah ! Quant à Mister Inside Paris, il n'était pas mécontent non plus d'échapper aux poussées intempestives des fans et de pouvoir bouger à son aise au fond de la salle. Serions-nous légèrement agoraphobes ? Après avoir été pressés les uns contre les autres des heures, comme dans un métro pendant la grève, il y aurait eu de quoi !
20h45 – Pauuuuuuuuuuuuuul apparaît seul sur scène. Guitare sèche en main, devant le rideau rouge de l'Olympia, il profite. Les mains déjà douloureuses à force d'applaudir, nous profitons aussi. Il est là, tout simple dans son costume et avec sa cravate fine du clip de Ever Present Past. Et entonne tout seul le concert avec un Blackbird aérien. Comme un cadeau pour ses 2000 auditeurs. Et pour lui aussi, au passage, car une telle ferveur doit faire du bien à l'ego. Hein, Paul ?
La suite du concert sous la plume de Mister Inside Paris...
M.S. qui rêve de dormir 24h d'affilée !