Métro, boulot, dodo ? La vie à Paris ne se résume-t-elle qu'à cela ? Bien sûr que non ! Venez voir sur ce blog, si vous n'êtes pas convaincus.
Nous avons repris les recherches d'appartement, après la déconvenue de la semaine dernière... Et nous avons commencé par une surprise du chef. La lecture de l'annonce aurait du me mettre la puce à l'oreille. En substance : « Magnifique trois pièces, prix introuvable ailleurs, nos agents à votre service, coup de coeur assuré, etc. Honoraires : 199 euros ». J'oublie quelques superlatifs, ça serait trop lourd. Bref, on ne sait jamais, j'appelle. « Oui, mais passez tout de suite, on vous fait visiter dès cet après-midi ». Trop beau pour être vrai ? Sans doute.
Ni une ni deux, je saute dans le premier métro pour aller à ce rendez-vous improvisé. Et je me retrouve devant une façade couverte de petits papiers écrits à la main, concernant surtout des chambres de bonne à des prix indécents. Bon, j'entre tout de même et me trouve nez à nez avec une jeune fille qui n'est pas plus agent immobilier comme je ne suis reine d'Angleterre.
« Alors, vous avez quoi dans votre dossier ? » Je débite les garanties habituelles, annonce des chiffres, la jeune fille semble intéressée par notre dossier, elle sort une feuille de contrat. « Bon alors, nous allons chercher pour vous l'appartement de vos rêves. Il suffit de signer ce contrat et de verser 199 euros tout de suite. Nous irons ensuite visiter des appartements. » Et le trois pièces que j'avais repéré ? « Oh on verra après avoir signé le contrat... »
Petit doute de ma part tout de même. Je passe un petit coup de fil pendant que la jeune femme fume une cigarette. Mon doute se conforte au contact de celui de mon interlocuteur. Au retour de la pseudo-agent, je lui réponds que nous allons réfléchir, que je prends la fiche-contrat pour, justement, réfléchir, et que je la rappelle plus tard.
« Ah non, mademoiselle, vous ne pouvez pas emporter la fiche. » Ah bon ? « Non, ce n'est pas légal. » Et là, j'avoue à ma grande honte avoir manqué de répartie alors que l'estocade était toute trouvée : « Qu'est-ce qui n'est pas légal ? Emporter la fiche ou bien votre fiche ? »
M.S. qui pense que ça ne peut être pire !