Métro, boulot, dodo ? La vie à Paris ne se résume-t-elle qu'à cela ? Bien sûr que non ! Venez voir sur ce blog, si vous n'êtes pas convaincus.
Comment ça je veux faire cliquer les gens sur mon post avec un titre pareil ? Mais non ! Je veux vraiment parler d’une petite histoire dans laquelle on retrouve Berlusconi, Bush, l’Irak et les journalistes, tout ce monde-là…
Vidéo n°1 : Berlusconi
Alors que les élections nationales italiennes approchent (9 et 10 avril) et que Berlusconi est mené par Prodi (centre-gauche), le discours du Cavaliere se radicalise et, parfois, il quitte le plateau quand ça lui chante ! Il a ainsi littéralement planté la journaliste Lucia Annunziata lors de l’enregistrement d’une interview pour le JT de
La vidéo, à consulter ici, montre un échange qui ne mène à rien, chacun interrompant l’autre. Lucia Annunziata, proche du centre gauche, est connue pour son ton incisif… et les journalistes sauront désormais que cela ne plaît pas au Cavaliere. Cela lui plaît encore moins qu’on l’interroge sur son soutien à George W Bush dans la guerre en Irak, qu’on se le dise. « J'exige que vous me laissiez répondre sinon je me lève et je m'en vais ». Chose promise, chose due !
« Et il paraît que le contrôle cette chaîne », lance-t-il, hors plateau ! Et oui, si on ne peut plus dire et faire ce qu’on veut « chez soi »…
Vidéo n°2 : Bush
Les questions de journalistes sur l’Irak ne portent pas non plus bonheur à George W Bush. Pourtant, l’intention était bonne, il donnait enfin la parole à Helen Thomas, ancienne journaliste « senior » de l’agence de presse UPI, jusqu’alors implicitement interdite de conférence de presse. Enfin elle pouvait y assister, mais pas poser de questions, depuis 3 ans. Or le 21 mars, enfin, elle s’adresse à George W Bush qui a déclaré le regretter mais seulement à moitié.
Pourquoi ces regrets ? Helen Thomas a lâché une véritable bombe. Simplement. Mais fermement. «Pourquoi avez-vous vraiment voulu cette guerre depuis votre entrée à
Effet garanti du côté du Président. Agacement. « C’est faux, je ne voulais pas aller en guerre ». Répétition de son refrain habituel. « Notre monde et le peuple américain sont plus en sécurité, d’abord avec la guerre en Afghanistan, puis avec celle en Irak ». Mais aussi de petits silences étranges au milieu de « s’il vous plaît, une seconde, laissez-moi parler ». Qui pourraient relancer la thèse de l’écouteur, apparue lors du débat face à Kerry pendant les présidentielles de 2004. Aurait-il « temporisé » pour écouter ce qu’on lui disait dans l’oreillette ? Oui ou non, de toute façon, voir le Président Bush s’emmêler les pinceaux mérite le clic.
J’espère que vous apprécierez le parallèle, même si j’ai un train de retard niveau transmission de l’info, désolée.
M.S.