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C'EST QUI M.S. ?


Bienvenue à tous sur le blog d'une jeune Parisienne d'adoption... Cliquez sur la photo, et vous en saurez plus...

City Expert: Paris
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LA P'TITE PAUSE

Music please! Je renonce à classer cette sélection, je vous laisse piocher :-).

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1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 18:46

Ah j’avais l’air finaude, ce vendredi, avec un pansement collé sur chaque bras, à la sortie de l’Institut Fournier. Un vaccin à gauche, un autre à droite, et hop, au boulot. En chemin, dans les couloirs de métro de Saint Lazare, une jeune femme m’aborde. "Excusez-moi, je cherche Air France, je dois aller où ?" C’est-à-dire… "Oui, je dois aller faire mon vaccin pour la fièvre jaune chez Air France, mais je ne sais pas où c’est. Vous savez vous…"

De deux choses l’une. Soit mon épaule gauche criait que je venais de me faire vacciner contre la fièvre jaune, ce que l’on ne peut faire qu’aux deux lieux mentionnés plus tôt et à l’Institut Pasteur (pour ce qui est de Paris). Soit j’ai raté ma vocation de GPS. Mon épaule gauche étant de nature trop réservée pour hurler dans le métro, j’opte pour la seconde option.

paris gps"Y a pas marqué Google Maps", comme dirait l’autre en pointant son front. Et pourtant, je ne passe pas une semaine sans qu’on me demande une direction. "Where is the Conciergerie?", "Which way to le Louvre ?", avec des accents divers et variés, ou bien en version originale avec l’espoir que le ton interrogatif associé au nom du lieu suffise, "Dove l’Opéra ?", "Gdié L’Elysée ?", "Donde estas Yolanda ?"… Les touristes ne sont pas les seuls: été comme hiver, les compatriotes parisiens me demandent régulièrement leur chemin, la plupart du temps un petit cran d'amabilité plus bas, il faut bien l'avouer. Non vraiment, j’ai raté ma vocation, j’aurais dû faire GPS.

M.S. qui a vachement le sens de l’orientation comme vous pouvez le constater ci-contre

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 08:41

Bon ce n’était pas vraiment hier soir, mais une collègue-bloggueuse m’a quand même sauvé la vie en début de semaine … Géraldine, qui sévit sur Café Mode, n’a pas manqué de remarquer que la chaleur, c’est pas mon truc.

Il faut dire… Dès que le mercure monte au-dessus du fatidique 25°C, je soupire, je halète, j’agite la main ou une feuille près du visage ou derrière le cou, j’attache ma tignasse le plus haut possible, je multiplie les passages à la ladies’ room pour m’asperger d’eau fraîche… Ma destination estivale 2010: la Norvège (album photo dispo ici), où à la mi-juin la débâcle n’a pas encore libéré tous les lacs d’altitude et il n’est pas rare de croiser de sympathiques congères de 4 mètres d’épaisseur. Alors forcément, on aurait du mal à croire que les tropiques sont faits pour moi.

eventail
Géraldine, donc, observant mon état de liquéfaction avancée, a dégainé l’arme ultime: l’éventail. Pas un éventail, L’éventail!
Un peu difficile à déployer, pas encore assoupli par l’usage effréné que je vais en faire pour survivre cet été, je le trouve furieusement élégant (Lanvin oblige…) avec ses petites touches rouges sur motifs noir et blanc, issu d’un croisement entre le nécessaire brassement d’air à l’espagnole et une pointe de raffinement à la japonaise.
Bref, je ne le quitte plus, j’en délaisse ceux que j’avais ramenés de Madrid ou Barcelone (achetés pour 1 ou 2 euros, dans la rue, on aurait tort de s’en priver, mais ils ne résistent malheureusement pas longtemps). Dans le métro, j’ai déjà surpris quelques regards pleins d’envie! Et même au boulot, je m’évente régulièrement. Petit inconvénient technique toutefois, quand on écrit de ses dix doigts, obliger une main à bouder le clavier complique un peu les choses. Tant pis… Alors qu’on nous promet 34°C pour cet après-midi, je dis: merci Géraldine!

M.S. qui inscrit immédiatement "sortie piscine" dans son agenda


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7 avril 2010 3 07 /04 /avril /2010 10:29

chaton nation paris

 

Ce motif fleurit partout à Paris. Dans le métro, sur les murs, sur les rideaux métalliques des boutiques… Mais kécédonc? Un petit cœur oui, mais la forme à côté, que représente-t-elle? Un Garfield stylisé? Je me pose la question depuis quelque temps, à force de tomber dessus, comme ici sur le quai de la ligne 9 de la station Nation, en cours de réfection.


Et voilà que Deedee y consacre un billet, jeudi dernier, pour se demander qui se cache derrière ce petit personnage. Merci Deedee pour ce billet… et merci à tes lecteurs pour leurs commentaires qui, eux aussi, font avancer le schmilblick!


En résumé, effectivement, ils sont partout, si on en croit cet autre billet de blog et ce pool de Flickr. Leur position varie sensiblement, certains semblent s’envoler, d’autres font de petits bonds. On les a déjà baptisés, ce sont des "chatons". N’y voyez cependant aucun lien de parenté avec l’auteur des Mr Chat, autre motif de Street art parisien dont la chasse est un vrai bonheur. Il l’explique lui-même: Non, les chatons ne sont pas la progéniture de Mr Chat.

 

M.S. qui chassait déjà les 1984 mais craque pour ces chatons!

 

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:19
Vierge à l'enfant, Musée du Moyen-Age, Cluny, Paris

Petit passage ce week-end au musée national du Moyen-Âge, à l'hôtel de Cluny. Une collection magnifique de sculptures, de tapisseries, de livres d'heures, d'objets de culte, de retables et autres vitraux, tous remarquablement conservés.  Parmi ces souvenirs du Moyen-Âge, la série de tapisseries représentant la Dame à la Licorne est sans doute le plus célèbre. Et cette douce Vierge à l'enfant (Champagne, début du XVIe siècle) m'a touchée...

Accessoirement, vous pouvez aussi faire un flash-back de quelques siècles grâce aux Thermes  gallo-romains de Cluny (actuellement invisibles à cause de l'installation d'une exposition...), l'un des monuments de Lutèce... Ville également présentée à la crypte archéologique du parvis de Notre-Dame de Paris où l'on apprend, entre autres choses, que son frigidarium a longtemps été utilisé par un tonnelier. Cette crypte a par ailleurs franchement besoin d'un petit lifting: la pluie s'insinue sous le parvis et coule... dans des seaux déposés tout près de vestiges précieux. Pas très sérieux.

M.S. en mode Retour vers le Futur, mais elle est où la DeLorean?
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23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 16:09
Crue de 1910, Conciergerie, ParisEdit-anniversaire: ceci est le 500e post du blog Inside Paris! Une telle longévité, qui l'eût cru(e)?... pardon!

Il y a 100 ans, les Parisiens pataugeaient. Quant au Zouave du pont de l'Alma, lui, il buvait carrément la tasse.
Affirmer "Sous le pont Mirabeau, coule la Seine" frôlait le mensonge, tant les flots venaient lécher son tablier au mois de janvier 1910. La date est restée gravée dans les mémoires... et dans les rues de la capitale. Au passage, si l'un d'entre vous a compté le nombre de marques indiquant la montée des eaux par un trait horizontal et un lapidaire "1910" (comme ci-contre à la
Conciergerie), je suis preneuse.

Les images de la crue ont fait le tour de la terre, notamment grâce aux photos-cartes postales de l'époque. On les retrouve dans une exposition très riche qui retrace ces événements, à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, avec des bonus: supports cartographiques, coupures de presse, avis publics, peintures...

On ne sait plus où donner de la tête et on découvre quelques aspects oubliés de la fameuse crue. Elle n'a évidemment pas touché que Paris, la banlieue aussi a souffert et quelque 200 000 habitants chassés de chez eux ont afflué vers la capitale où la crue n'a fait qu'une victime: le caporal Tripier, tombé dans les flots. Une autre victime, cette fois animale, sera à déplorer: la girafe du Jardin des Plantes succombera bien vite à une pneumonie. Au fil des panneaux, on perçoit combien les artistes ont goûté ce curieux Paris-Venise au début de l'inondation, puis à quel point les habitants se sont lassés de circuler sur des planches de bois  (comme ci-dessous, quai de Passy) ou en barques, et comment la solidarité s'est peu à peu organisée. Car après la décrue, vint la recrue. Il fallu attendre le printemps pour dire ouf.

Crue de 1910, Quai de Passy, Paris

Retour en arrière: j'ai dit qu'une exposition était visible à Paris. Erreur. Il y en a une autre, que je n'ai pas encore visitée mais qui devrait valoir le coup, au Pavillon de l'Eau, où l'on peut admirer entre autre des planches du troisième et dernier tome de Sequana (sorti le 7 janvier), une bande dessinée dont l'intrigue policière s'inscrit dans ces événements historiques. L'expo présente surtout une simulation du Paris d'aujourd'hui inondé par la Seine qui atteindrait le niveau de 1910.

De quoi alimenter nos craintes d'une nouvelle crue historique, comme en 2002, où une vague d'articles a déferlé dans la presse française à ce sujet. Pourtant, à ce jour, des lacs ont été créés ou reconstitués pour recevoir le trop-plein des eaux de la Seine, permettant d'abaisser de 60 cm le niveau de l'eau et d'éviter deux tiers des dégâts. Il est d'ailleurs possible d'en "visiter" certains, comme le bassin-déversoir du Stade de France, à Saint-Denis.

Histoire de vous rassurer, vérifiez sur la carte des risques que votre quartier est hors de portée des eaux fluviales... ou pas. Car d'après Newsweek, il n'est pas question de savoir si une crue de cette ampleur peut à nouveau toucher la région parisienne... mais quand. Et ce sera bien pire qu'en 1910!

Infos pratiques sur les deux expositions

Paris inondé 1910
à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris
22, rue Malher, 75004 Paris
Du 8 janvier au 28 mars
Du mardi au dimanche de 13h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu'à 21h
Tarif 4 € / 2 € tarif réduit

"La Grande Crue de 1910. Et aujourd'hui?"
au Pavillon de l’eau
77 avenue de Versailles, 75016 Paris
Du 20 janvier au 17 avril 2010
Du lundi au vendredi de 09h à 18h et les samedis de 11h à 19h
Entrée libre

Pour les web-addicts parmi vous, sachez que l'exposition de la Bibliothèque de la Ville de Paris est en partie visible ici. Y naviguer est d'ailleurs particulièrement agréable. Et cet autre site du Ministère de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer recense sur une carte interactive des photos d'internautes et les bulletins de surveillance des crues de l'époque, postés jour après jour.

M.S. qui s'arrête là même si le sujet est inépuisable
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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 10:00
Avec Métronome, Lorànt Deutsch nous propose de revisiter l’histoire de Paris au rythme des stations de métro. Ca, vous l’avez déjà lu ou entendu… Car, invité par des journalistes peut-être étonnés par le succès de l’ouvrage en librairie, le comédien a été propulsé sur tous les plateaux, dans tous les journaux, au cours de l’automne, pour parler de son bébé. C’est déjà un best-seller, alors pourquoi en rajouter? Parce que c’est vraiment en beau bébé… Beau, mais pas parfait.

Lorant Deutsch, MétronomeBeau d’abord. La passion de l’auteur, provincial comme beaucoup de Parisiens, est d’autant plus contagieuse que son érudition ne nuit pas à la lisibilité du livre. Passer par des stations de métro pour redécouvrir l’histoire et la géographie de la capitale d’un territoire qui deviendrait la France est bien sûr une riche idée. Tout comme ces multiples petits encadrés qui permettent de zoomer sur le sort de Sainte Geneviève ou sur l’origine du mot "boulevard".


Imparfait ensuite. Si Deutsch est incollable sur la vie de Charles le Chauve ou sur les vestiges de l'enceinte de Philippe Auguste dont il chasse les emplacements, on aimerait avoir quelques repères. Des dates, des cartes, peut-être?


Mais surtout, et c’est là mon principal reproche, je suis restée sur ma faim en ce qui concerne les derniers siècles écoulés… Lire à la page 293, (sur 377 de texte) "C’est la fin du Moyen-Age", c’est un peu frustrant. Son histoire revisitée regorge de détails et d’anecdotes sur les premiers siècles de Lutèce/Paris, mais surfe allègrement sur la Commune de Paris de 1871, en à peine deux paragraphes, et oublie carrément d’évoquer la Tour Eiffel, à la charnière du XIXe et du XXe siècle.


C’est volontaire, sans doute, de la part d’un amoureux de Paris qui ne cache pas son aversion pour les modifications apportées par le baron Haussmann ou les constructions modernes. Mais tout de même: en choisissant de voir Paris à travers le prisme du métro donc des transports, peut-il vraiment faire l’impasse sur les gares de Paris qui, oui, elles aussi, ont joué un rôle dans l’histoire, la géographie et la démographie de la capitale?


Bon, je critique, je critique. On a lu tellement d’éloges jusqu’à présent, il fallait rééquilibrer. Je l’ai quand même dévoré son bouquin. Tous les matins, tous les soirs… dans le métro!


M.S. qui vous souhaite un Joyeux Noël!

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 17:00
Comment ça Bertrand ne se présente pas aux régionales de mars 2010? Comment ça les socialistes sont représentés par Jean-Paul Huchon, face à Cécile Duflot (Verts), Valérie Pécresse (UMP) et Alain Dolium (Modem)? Mais mais mais… Pourtant... Je maintiens mon conseil: votez Delanoë, Gaspard Delanoë! Pour que le "Grand Paris" soit remplacé par le "Gros Paris", pour faire des déplacements en Zeppelin et pour que l’Île de France soit vraiment la plus belle île de France…




M.S. qui s’interroge sur les liens entre le Parti Faire un Tour, "famille politique" de Gaspard Delanoë, et le collectif Jeudi Noir: regardez bien l’hôtel particulier de la fin de la vidéo, n’est-ce pas celui qu’il occupe depuis quelques semaines, sur la Place des Vosges?


PS: Merci à Matthieu pour cette vidéo :-)


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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 10:13
Ah des moulins à Paris, ça oui, on connaît le Moulin rouge ou bien celui de la Galette. Le tout associé à Pigalle, Montmartre, la nuit parisienne, la danse et la musique… Pas vraiment à la farine, non.

Moulin de la Galette, Rue Lepic, Paris
Et pourtant… Il fut un temps (braves gens) où le bon peuple parisien achetait du pain fabriqué avec la farine "d’ici", obtenue grâce aux nombreux moulins à vent de la ville, sur la butte Montmartre, la butte Chaumont ou à Belleville. Au total, au XVIIIe siècle, une trentaine d’édifices de ce type trônaient sur les hauteurs, dans les villages que Paris n’avalera qu’en 1860. Les moulins Radet et Blutte-Fin, de la rue Lepic, seront les deux derniers à faire tourner leurs ailes… afin d’être un temps transformés en guinguette pour le premier (rebaptisé "moulin de la galette" en photo ci-dessus) et en salle d'émissions publiques, de radio et de télévision pour le second. Les Grands Moulins de Paris avaient pris le relais.

Petite pause: mais que diable vient faire la Seine dans le titre de ce post? Il aurait mieux valu parler du vent qui souffle sur Paris plutôt que du fleuve qui la traverse. Tiens d’ailleurs, comment s’appelle le vent à Paris, vous savez, vous? Le Sud a son Mistral et sa Tramontane, mais nous, on a quoi?


Pont aux meuniers, Paris


Rassurez-vous, la Seine a tout à voir avec mon histoire de moulins parisiens. Car si l’on remonte encore plus loin, à la louche au XIIIe-XIVe siècle, ils abondaient sur le fleuve à Paris (comme sur les autres cours du pays). Sous la forme de moulins-nefs, des bateaux plats équipés de roues à aubes actionnant des meules, ou de moulins-pendus, fixés aux ponts. Les premiers s’adaptent aux crues mais, plus fragiles, cohabitent puis sont remplacés par les seconds. De la largeur d’une arche, ces derniers bénéficient d’un courant accentué grâce aux piles des ponts. A Paris, ils sont fixés au Grand Pont qui relie la rive droite à l’île de la Cité. Plus tard, le "Pont-aux-Meuniers" (en photo ci-dessus), construit en 1323 dans la même zone, remplace les moulins flottants, jusqu’à son effondrement à la fin du XVIe siècle.


Paris BD La capitale redessinéePetite pause bis: non je n’ai pas envie de me reconvertir en meunière, pas plus qu’en ingénieur spécialiste des égoûts et des catacombes… Je suis juste tombée sur une illustration du Pont au meuniers issue d’une bande dessinée dans un petit livre atypique, Paris BD – La capitale redessinée, de Thibaut Vandorselaer, qui parcourt les quartiers de la ville au moyen de cartouches de nombreux ouvrages. D’où ma passion subite pour les moulins hydrauliques mobiles et fixes de Paris, dont j’ignorais absolument tout. Sans doute faute de hanter plus souvent le musée Carnavalet ou le Pavillon de l'Arsenal...


M.S. qui vous livre en bonus une vidéo d'un des derniers moulins-nefs d'Europe, en Serbie... et va définitivement passer pour une maniaque de la meule!


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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 19:08
C’est le JDD qui le dit aujourd’hui: si Paris est le meilleur élève des villes françaises en matière de pertes des réseaux de distribution d'eau, c’est grâce à Haussmann. Haussmann "qui a développé les galeries souterraines de la capitale au XIXe siècle. Elles donnent accès aux 1800 km de canalisations à pied. Un cas unique en France, qui permet de détecter et de réparer très vite la moindre fuite", souligne l'hebdomadaire.

Bon, c’est aussi la conséquence des "efforts techniques" de Veolia et Suez qui assurent l’exploitation du réseau parisien (la première rive droite, la seconde rive gauche) avant de passer le relais à une régie municipale en janvier prochain. Mais quand même, rendons au baron ce qui appartient au baron.

Conduite d'eau potable, sous-sol parisienAlors en quoi est-il le père de l'alimentation en eau de Paris? Je m'en remets à l'excellent Atlas du Paris souterrain (Parigramme) qui se trouve justement depuis quelques jours au chevet de mon lit. Extrait:

"La structure du réseau date de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1852, le Service des eaux de Paris reposait principalement sur le canal de l'Ourcq qui fournissait quotidiennement 105 000 mètres cubes d'eau, froide en hiver, chaude en été, louche en toute saison. Les machines à vapeur de Chaillot, du Gros-Caillou et la pompe du pont Notre-Dame élevaient péniblement 7000 mètres cubes d'eau de Seine, troubles lors des crues et toujours chargées d'immondices."

"Conscient des menaces épidémiologiques de cette eau corrompue, le baron Haussmann fit adopter en 1853 un ambitieux projet d'adduction pour la capitale. Le programme, confié à l'ingénieur du Service des eaux Eugène Belgrand, prévoyait la fourniture de 200 litres d'eau par jour et par habitant à partir de réservoirs approvisionnant les immeubles jusquaux étages supérieurs. Entre 1865 et 1900, plus de 600 kilomètres d'aqueduc virent le jour pour acheminer les eaux de sources souterraines, pures et saines, captées à plus de 100 kilomètres au sud et à l'est de Paris."


Aujourd'hui, "l'eau bue par les Parisiens est pour moitié d'origine souterraine et pour moitié puisée dans la Seine ou la Marne et purifiée dans les usines de traitement", ajoute l'ouvrage très complet sur le sous-sol de Paris (carrières, catacombes, tunnels du métro, canalisations, égouts, etc.).

Merci au JDD de m'offrir une occasion de parler de ce "beau livre"!

Atlas du Paris souterrain
La doublure sombre de la Ville lumière
Sous la direction d'Alain Clément et Gilles Thomas
Editions Parigramme


M.S. qui en profite pour vous recommander le fil "Paris-underground" sur Flickr.

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 08:17
C’est l’histoire d’un Lillois qui arrive à Paris il y a deux ans et en tombe amoureux. Bon, vous remplacez par "…une Blésoise… sept ans… amoureuse", et globalement je m’identifie à cette histoire qui commence bien. Autant vous dire que son projet de faire "(re)découvrir Paris aux Parisiens" en mettant l’accent sur ses "petites merveilles trop peu connues" plutôt que sur les coins archi-touristiques m’a plu d’emblée.

Decouvrir ParisJ’adore me retrouver dans la position "Je suis touriste, je découvre", le nez en l’air, ce qu’il nous invite à faire grâce à des jeux de piste et des bonnes adresses distillées sur son site Découvrir Paris.

Le Lillois de l’histoire, c’est Martin Tissier. Un jeune homme qui, en plus d’avoir une bonne idée, sait se servir de Twitter et de Facebook pour la faire fructifier et amasser les tuyaux des internautes pour en extraire les meilleurs ou les plus cohérents avec ses choix de balades.

Revenons à Twitter… C’est là que je l’ai "repéré". Grâce à son appel à poster cinq lieux parisiens chers à nos cœurs. J’ai répondu, forcément: le Soluna Cafés ou caféothèque de Paris, le marché Georges Brassens et ses livres-trésors, chez Brahim pour son couscous et sa gentillesse, le lac Daumesnil du Parc de Vincennes et les statues de la Nation, façon Lord of the Rings (et en restauration).

Et je ne suis pas la seule. D’ailleurs, il remercie les 24 autres participants: @ArtExquis, @Blog_communaute, @CedricTremintin, @Commandcome, @DenisDens, @HeralddeParis, @jypp, @MatzeMat, @Mobizen, @s_levaillant, @VickyWine, @cecileBasma, @Tanek, @NadiaBoussouar, @ThibaultBruniau, @Anna, @Bebeguide, @laPoussetteCafé, @lagazette, @pabaltes. Je remercie aussi @bruno_walther qui a suscité son initiative par un simple gazouillis: "Que faire ce week-end à Paris?".

"Grâce à eux, on [son amie et lui] a maintenant 100 lieux répertoriés, et on va passer nos vacances à les visiter!", racontait Martin, veinard, avant le lancement du projet début septembre, avec son premier jeu de piste dans le 1er arrondissement. Testé et approuvé par ma pomme: j’ai découvert des coins que j’ignorais totalement, appris quelques anecdotes, eu l’air d’une vraie touriste ébahie et marché suffisamment pour ne pas culpabiliser de prendre un dessert au dîner.

Il a eu droit à un petit "retour" plus élaboré évidemment. En particulier, je pense qu’il y a pas mal de choses à creuser pour développer des "bonus". Des mécanismes simples invitant l’internaute à répondre à une question avant ou après une visite afin de décrocher une nouvelle bonne adresse ou un détour insolite inscrit dans le jeu de piste…

Après, je n’ai pas les doigts dans le cambouis, je n’en sais pas plus. A vous d’aller tester, si ça vous dit, son premier jeu de piste ou le prochain. Tiens oui, c’est quand le prochain, Martin? Je suis en manque de bonnes adresses là!
EDIT du 24 mai 2010: prochain jeu de piste sur la rampe de lancement, à suivre dans les jours à venir, si l'on en croit le fil Twitter de DecouvrirParis.
M.S. touriste professionnelle

 

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