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C'EST QUI M.S. ?


Bienvenue à tous sur le blog d'une jeune Parisienne d'adoption... Cliquez sur la photo, et vous en saurez plus...

City Expert: Paris
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LA P'TITE PAUSE

Music please! Je renonce à classer cette sélection, je vous laisse piocher :-).

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28 janvier 2006 6 28 /01 /janvier /2006 20:39

C’est cette photo qui a gagné le concours I Love Café pour sa deuxième édition. Le but : capter l’esprit d’un bistrot parisien, sur le thème de l’amour, de la beauté, de l’argent ou des voyages. Dans notre pays où une personne sur deux dit fréquenter régulièrement ces établissements, cela prend tout son sens. Sur le site officiel de la compétition, on peut lire cette profession de foi caféinomane :

« Aller au café, c'est adhérer à des valeurs, goûter à une culture, partager un état d'esprit. Il existe des milliers de cafés et restaurants indépendants à Paris et pourtant, il n'y en a pas deux identiques. Chaque établissement a son climat, sa particularité, son caractère. Streetcafé vous propose de réaliser la photo qui restitue selon vous le mieux l'atmosphère du café ou du restaurant parisien de votre choix ».

Marianne Le Guiffant a touché le jury, avec son cliché très tendre d’un couple amoureux, au loin dans un coin du café Charbon dans le XIème arrondissement. Bravo à elle. Et bon courage aux futurs photographes amateurs ou professionnels qui participeront à la troisième édition de I Love Café, en novembre prochain. Seule condition : aimer le(s) café(s) !

M.S.

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Published by Marie Simon - dans La vie parisienne
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26 janvier 2006 4 26 /01 /janvier /2006 23:26


Fini l’écran d’ordinateur, retour au papier. Alors que les chiffres de la presse écrite font craindre à certains que l’avenir se passe sans Gutenberg, ce matin, les kiosques abritent un nouveau né. Et tenez-vous bien, la raison d’être de ce magazine n’est autre que l’internet. Voilà donc un « magazine qui surfe à contre-courant », comme le titre Libération ce matin.

 

Le bébé s’appelle Netizen. Comprenez, citoyen de l’internet. Ces citoyens étant les petites voix qui composent la blogosphère, puisque le magazine s’attache à « comprendre et décrypter la révolution des blogs ». Son équipe rédactionnelle le faisait déjà depuis février 2003, mais sur internet même, avec le magazine en ligne Pointblog. Selon l’équipe de Netizen, ce magazine papier est le premier du genre, tenez-vous bien, dans le monde !

 

Avec 85 000 exemplaires à 4,90 euros dans 20 000 points de vente, il s’agit de séduire de nouveaux lecteurs : des blogueurs oui, mais pas seulement. Dans les pages du magazine, on retrouve donc un grand thème (blogs et politique pour le numéro 1), des portraits et autres rubriques, histoire de vulgariser le phénomène, sans jamais que le jargon technique (vlog, podcast, RSS…) ne devienne une barrière.

 

Passage à la vitesse supérieure, donc… mais pas sans problème ! Car comment parler de blogs mis à jour en claquant des doigts dans un support aux contraintes temporaires toutes autres ? Et que deviennent les liens si facilement cliquables sur une page internet ?

 

Les concepteurs du projet abordent ces paradoxes sur le blog des coulisses du magazine, hébergé par Pointblog justement. Le 14 décembre, par exemple, Frédéric François, le directeur de la publication, écrivait : « un magazine papier qui parle des blogs est un alien de la presse magazine ». Et Cyril Fiévet, rédacteur en chef de Netizen, de confirmer dans l’édito ce matin, en l’appelant un « OVNI de la presse ».

 

Pourtant, cela pourrait bien être un retour aux premières amours. Pour Cyril Fiévet par exemple, également journaliste, blogueur, auteur de BlogStory et co-fondateur de Pointblog. Dans un billet publié sur le blog des coulisses, il écrivait le 13 décembre : « C'est un magazine, Wired, trouvé par hasard dans un kiosque parisien il y a plus de 10 ans, qui m'a fait m'intéresser initialement à Internet ».

 

Alors, retour au papier oui. Mais pas de panique, Pointblog continue d’exister en ligne. Même si dans ce cas, l’internet a précédé le papier, Pointblog sera peut-être à Netizen ce que Nouvelobs.fr est au Nouvel Observateur. Un bricolage inventif et permanent pour que le papier et l’internet fassent bon ménage. C’est le meilleur qu’on puisse leur souhaiter, ainsi qu’une maquette revue et corrigée !

 

M.S.

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Published by Marie Simon - dans Le coin des journalistes
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25 janvier 2006 3 25 /01 /janvier /2006 21:39

Encore 6 jours pour remplir le questionnaire en ligne dans le cadre du débat sur le plan de déplacements de Paris. C’est ici, si vous le n’avez pas encore fait, mais avant, jetez un coup d’œil là…


A pied, à vélo, en rollers, en voiture, en transports en commun… quelle que soit votre manière de vous déplacer, les services de la mairie de Paris attendent votre avis et vos idées. Voyez-vous une ville sans voiture ? Aimez-vous l’idée d’une taxe pour circuler dans le centre, comme à Londres ? Souhaitez-vous plus de pistes cyclables ? Quelle idée avez-vous pour une ville moins polluée ? Et une ville plus belle ?

 

Au moment de la fermeture de ce forum citoyen (le 31 janvier, dépêchez-vous !), Denis Baupin, adjoint Vert à la mairie de Paris, chargé des Transports, lancera lui aussi une idée. Ou plutôt reprendra une initiative qui a déjà fait ses preuves à Lyon : les vélos en libre-service. Vélo’v dans la version lyonnaise, avec 1000 vélos disponibles dans 130 stations pour un emprunt d’une demi-heure (la première est gratuite) à 24 heures, depuis le 18 mai dernier.

 

« Ce n’est pas un système de location, c’est du vélo en libre service avec plusieurs centaines de points dans Paris, à proximité des stations de métro parce que c’est plus simple. L’idée de pouvoir prendre un vélo à un point et le laisser à un autre », a expliqué Denis Baupin qui lancera un appel d’offres pour mettre en œuvre ce projet, lors du prochain Conseil de Paris, les 30 et 31 janvier.

 

Avec de plus en plus de pistes cyclables dans la ville, et la tête du vélo de la photo ci-dessus (Belleville, septembre 2005), l’idée d’un emprunt à deux roues, ça me séduit. Sans pour autant me faire adhérer à l’idée d’une ville sans voiture, totalement utopique. Il y en a un qui n’aime pas du tout cette idée-là et qui critique vivement Denis Baupin (mais pas seulement, précise-t-il), c’est le bloggueur de « Paris est sa banlieue », mis à l’honneur par la chronique « Blogs à part » de France Inter le lundi 23 janvier.

 

Et vous, vous en pensez quoi ? Répondez au questionnaire, mais laissez aussi des petits commentaires, bref ouvrez la boîte à idées !

 

M.S. (avec AFP)

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24 janvier 2006 2 24 /01 /janvier /2006 22:26

2 janvier 2006. Postée devant mon écran, j’attends avec impatience l’ouverture des réservations pour “Le Nozze Di Figaro” de Mozart, représentées en mars-avril au Palais Garnier à Paris.

 

8h du matin, toujours rien, Pourtant, je me trouve alors à Washington DC, il est donc 14h, heure française. Voila qui m’intrigue, mais j’attends, je guette. Soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? 13h, encore et toujours rien. Là, je me dis qu’il y a quelque chose de louche, il est 19h en France et toujours aucun lien disponible ? Le lien vers ce spectacle ne figure même pas sur la page générale des réservations. Bizarre, bizarre… Enfin si, le lien doit être actif si l’on entre ses codes, si l’on est une habituée… J’abandonne mes tentatives jusqu’au lendemain. Et rien. De même le 4 janvier.

 

Un petit coup de fil à l’opéra… Et là, stupeur. “Mais Madame, il n’y a plus de place !” Comment ? “Toutes les places ont déjà été réservées…” Histoire de vérifier, appel rapide à la FNAC. “Nos réservations n’ouvriront que le 30 janvier, bien sûr qu’il reste des places !” Voilà qui confirme l’annonce sur le site web de l’opéra. Ouf…

 

24 janvier 2006. De retour en France mais un peu alarmée par cet épisode, je me décide pour un appel de précaution à la FNAC, pour bien m’assurer que les liens seront valides le 30 janvier pour réserver deux places sur le site web. « Ah mais non, en fait on a ouvert les réservations plus tôt, et tout s’est vendu comme des petits pains ! » Tu m’étonnes. Notez au passage que sur le site internet de la FNAC, les billets sont encore annoncés comme "disponibles" pour ce spectacle.

 

Moralité. Au lieu de débourser 140 euros (tarif unique via la FNAC) pour me retrouver au milieu des habitués qui viennent se montrer au lieu d’écouter et de regarder le specacle… je vais tenter les places jeunes, debout-au-fond-de-la-salle-pour-trois-heures-
-mais-ca-coûte-seulement-20-euros.
Pas terrible pour une première fois à l’opéra alors que c’était un cadeau de Noël, en plus. Enfin attendez, rien n’est joué ! En attendant, l’opéra a perdu deux jeunes dans son public potentiel. Dommage alors qu’ils affichent leur volonté de rajeunir ce public, vous ne trouvez pas ?

 

M.S.

 

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23 janvier 2006 1 23 /01 /janvier /2006 22:02

Willy Ronis, ParisRobert Doisneau le surpasse en ventes de cartes postales aux touristes japonais… mais Willy Ronis a lui aussi photographié avec talent sa maîtresse de toujours: Paris. A l’instar de Doisneau, Brassaï ou encore Izis (Israëlis Bidermanas), il a arpenté les rues parisiennes et les a célébrées avec l’élégance du noir et blanc, tendresse et émerveillement.

 

Son Petit Parisien, la baguette sous le bras, attendrit le spectateur, ses clichés de Belleville rendent nostalgique, et ses amoureux à la Bastille donnent des envies d’escapades romantiques. Willy Ronis a 95 ans, il ne peut plus courir dans sa ville tant aimée. Mais sa ville lui rend hommage.


Jusqu’au 18 février, ses clichés sont exposés à l’Hôtel de Ville. Son œuvre est présentée de manière chronologique, de son engagement aux côtés des grévistes aux usines Javel-Citroën en 1938, aux derniers clichés de nus dans les années 1990, en passant par sa découverte de Belleville et Ménilmontant.

 

Trop peu de place dans ce parcours. C’est la rançon de la gloire, sans doute. Alors on apprécie la petite salle obscure aménagée au milieu du salon. Là, c’est un vieux monsieur aux rides rieuses qui parle de sa vie et de son parcours dans le petit film qui accompagne l’exposition. Mais vite, il y a la queue derrière, il faut repartir dans la foule qui colle son nez sur le verre des photos.

 

Et sur les commentaires accompagnant certaines. Parfois amusants. Parfois moins. Comme celui qui accompagne le Petit Parisien justement… Alors que la plupart de ses photos ne sont pas préparées, celle-ci l’est. Après avoir croisé le petit garçon avec sa grand-mère à la sortie d’une boulangerie de la rue Péclet dans le XVème arrondissement, il lui demande de faire cette petite mise en scène et en tire trois clichés, dont les contacts accompagnent la photo finalement retenue. Ceci dit, ce gamin reste irrésistible.

 

Notre Dame de ParisEn sortant de là, encore sous le charme du noir et blanc qui va si bien à Paris, évidemment, l’on s’y essaie. Sans aucun doute avec moins de talent que ces photographes aguerris. Mais c'est comme si cette ville avait envie qu'on la photographie, qu'on l'immortalise.

 

M.S. qui ne s'en prive jamais


Exposition "Paris dans l'oeil de Willy Ronis"
Salon d’accueil de l’Hôtel de Ville, 29 rue de Rivoli - Paris 75004 
Du 19 octobre 2005 au 18 février 2006 - Entrée libre
Du lundi au samedi : de 10 h à 19 h - Fermeture les dimanches et jours fériés


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20 janvier 2006 5 20 /01 /janvier /2006 12:02

George Brassens ne pensait sûrement pas à celui-ci en chantant son “p’tit coin d’paradis” (contre un coin d’parapluie), mais il en est un qui l’honore à sa façon. Le marché aux livres George Brassens, près du parc qui porte également son nom, dans le XVème arrondissement.

 

Cela se passe sous l’ancienne Halle aux chevaux des anciens abattoirs de Vaugirard. Tous les week-ends, de 7h30 (samedi) ou 8h30 (dimanche) à 18h30, ce sont entre 60 et 80 passionnés qui, quand ils ne jouent pas aux cartes, étalent soigneusement leurs trésors pour le plaisir des passants. Le plaisir des yeux, avec des livres anciens ou d’occasion à la couverture parfaitement conservée. Des pages précieuses à tourner, pour le plaisir des doigts. Le plaisir du nez aussi avec cette odeur de “vieux” inimitable !

 

Juste avant de partir aux Etats-Unis, j’y ai trouvé un petit trésor, moi aussi. Je ne prétends  pas être collectionneuse et encore moins connaisseuse en matière de livres anciens. Mais je suis tombée sur la deuxième édition anglaise de 1881 du Paradis Perdu de Milton, illustrée par Gustave Doré (première édition 1866). L’ouvrage fut offert à une certaine May Langham par son mari pour Noël 1881 à San Francisco, Californie, comme l’indique la dédicace manuscrite en page de garde, Le papier est un peu abîmé, mais dans ma bibliothèque, à côté du Don Quichotte de Cervantès (en espagnol, première édition 1863) et des Fables de la Fontaine (en français, première édition 1867), tous deux illustrés par Gustave Doré, voilà bien un embryon de collection, non ?

 

Ce livre coûtait 100 euros, initialement. Il les vaut amplement mais je ne les avais pas en poche alors. Aussi ai-je fait le tour du marché pour trouver d’autres bijoux… avec la couverture vert foncé du Paradis Perdu en tête. Retour à la case départ au bout d’une petite heure. Après avoir posté mon petit ami devant le livre en question, bien décidée à l’acquérir, j’ai couru vers le distributeur de billets le plus proche pour retirer les 100 euros… pour ensuite entendre ceci de la bouche de la femme qui tenait le stand : “Vous voulez vraiment ce livre, ça se voit. Et vous me faîtes penser à mon fils dont les yeux brillent lorsqu’il veut quelque chose intensément. Allez, pour la peine, je vous fais un prix. 50 70 euros.”

 

Vous imaginez bien sûr ma tête à l’annonce du petit prix ! J’avais trouvé mon p’tit coin d’paradis du jour : mon Paradise Lost, mais aussi le geste de cette femme amoureuse des livres. J’en trouverai sûrement d’autres. Tout comme vous. Professionnels ou amateurs, que vous aimiez juste regarder les livres anciens, que vous vouliez observer le manège des connaisseurs à l’aube ou que vous souhaitiez acquérir votre petit trésor et raconter son histoire. Du vieux poche à quelques centimes à l'édition rare du XIXème siècle à plusieurs milliers d'euros, vous trouverez votre bonheur.

 

M.S.


Pour plus de détails, consultez la liste de la GIPPE, l’association qui gère ce marché et d’autres manifestations liées aux livres. Vous y trouverez la liste des libraires et participants au marché.


Ajout du mercredi 25 janvier 2006 :
Grâce à une mémoire meilleure que la mienne, la vérité sur le prix du Paradis Perdu est rétablie... Depuis ce post, j'ai d'ailleurs trouvé l'Histoire de la Sainte Bible illustrée par Gustave Doré, dans sa quatrième édition, de 1903. Cet exemplaire, à la couverture un peu abîmée, était à 110 euros : acheté à 90 euros. Alors pensez à marchander légèrement, ça marche !

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18 janvier 2006 3 18 /01 /janvier /2006 18:43

La fièvre bloggueuse a touché la France. Ca y est ! Nouveau cercle contaminé : les journalistes.

 

C’est ce que dépeint un article du Figaro daté du 17 janvier. « Les animateurs se lâchent sur leurs blogs ». J’en ai déjà parlé sur Inside DC, avec une opinion différente, puisque expatriée pendant 3 mois, je n’ai pas senti le vent venir de ce côté-ci de l’Atlantique. Cet article, malheureusement, n’est pas en ligne. On peut y lire ce que pensent quelques journalistes-animateurs-bloggueurs à propos de cette vague, sur laquelle ils surfent eux-mêmes.

 

Jean-Michel Aphatie (intervieweur politique, RTL) : «  A travers ce blog, j’essaie de porter un regard après coup sur mes invités. (…) Il y a, dans cet exercice, un côté libre et relâché. On peut tout faire sur un blog : parler de soi, se livrer à des analyses et faire des mises au point. (…) C’est une pratique du journalisme qui plaît aux gens parce qu’elle est humanisée et simplifiée mais aussi parce qu’elle jour davantage sur l’affect ».

 

Jean-Marc Morandini (commentateur, Europe 1) : « Le blog, c’est la liberté totale, alors que dans mon émission, je ne peux pas donner mon avis sur tous les sujets ».

 

Daniel Schneidermann (Arrêt sur Images, France 5) : « Sur France 5, mon discours se limite aux médias, là, je peux parler d’un événement politique comme d’un film que j’ai vu la veille (…). Il s’agit de l’expression la plus personnelle qui soit. Même si on se sent libre à la télé ou dans la presse, on ne l’est pas autant qu’on le croit car il faut correspondre au support pour lequel on travaille. Il y a toujours un cahier des charges. Sur le blog, il n’y a rien de tout ça, c’est une écriture totalement pulsionnelle ».

 

J’ajoute que cela ne touche pas que les journalistes à l’intérieur du périphérique parisien. Certes, le virus y semble beaucoup plus concentré, mais l’épidémie s’étend jusqu’en Corrèze, où le « journaliste des champs » a raconté pendant un an sa vie professionnelle sur le blog « 18 heures ».

 

« Je suis un journaliste des champs. Un pur produit du monde rural auquel il ne manque plus que l’appellation d’origine contrôlée. (…) Le fait d’être installé à la campagne procure non seulement une qualité de vie incomparable mais également un atout supplémentaire pour connaître et comprendre les gens du pays ceux qui font quotidiennement l’actualité. La Corrèze, avec deux fortes personnalités politiques, Chirac et Hollande, est régulièrement le témoin de conférences de presse auxquelles participent des journalistes descendus tout droit de la capitale. Il faut le voir pour le croire. »

 

Maintenant, comme on aime bien faire à Sciences Po, posons une question qui généralise beaucoup tout ceci ! Les blogs : prolongation du travail journalistique classique ou alternative ?

 

Personne ne sait ce que cela donnera en France, mais aux Etats-Unis, les blogs jouent déjà sur l’opposition entre les MSM (main stream media) et ce nouveau support. Histoire de se démarquer. Et ça marche. Le show dans lequel j’ai fait un stage à CNN, Reliable Sources, consacre une partie de 10 à 15 minutes aux blogs et à leurs auteurs avec le blog buzz. A quand une partie entière de son créneau horaire pour les blogs dans Arrêt sur Images ? (question déjà sur Inside DC…)

 

Autre intérêt du sujet pour moi, petite étudiante en journalisme tentée par le support internet et séduite par les blogs : cette pratique instaure une sorte de schizophrénie chez le journaliste, entre ce qu’il fait pour son média-employeur, et ce qu’il écrit sur son blog. Plus personnel, plus osé, plus loin, plus souple… Parfois jouer entre ces casquettes peut poser problème, en particulier du point de vue de l’employeur, qui voit son journaliste dire plus de choses, de manière plus accrocheuse, sur son blog !

 

Pour prolonger, ce blog sur les relations entre blogs et journalisme. Même s’il n’est plus mis à jour depuis un an, vous y trouverez pas mal d’informations et de liens. Et puis, contrairement à moi, l’auteur avait bien senti la tendance arriver (dès la fin de l’année 2004). Heureusement pour lui, ceci dit, car il est professeur de journalisme sur le web à l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) à Lille !

 

M.S.

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Published by Marie Simon - dans Le coin des journalistes
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16 janvier 2006 1 16 /01 /janvier /2006 16:35

Merci pour vos petits messages sympathiques, ils m’ont fait très plaisir ! Je prendrai bientôt la plume électronique ici, mais j’ai d’abord quelques priorités comme : récupérer de la fatigue du voyage, retrouver mes repères parisiens, ranger près de 50 kilos de bagages…


Et oui, ce sont plus mes bagages que mon corps qui ont souffert de prise de poids, tendance très américaine ! Je reviens avec près de 15 kilos de bagages en plus, la faute au Père Noël : les cadeaux reçus et à offrir, ça pèse. Soixante livres pour chaque sac enregistré (deux au total) alors que les passagers sont autorisés à deux fois 50 livres seulement (23 kilos), et non plus 70 livres (32 kilos) depuis septembre dernier… Quelques explications ici.

J’ai plaidé coupable et avancé les 50 dollars (25 dollars le bagage en surpoids). Mais tout de même, s’entendre dire à l’aéroport, au moment de la pesée des sacs : « you are overweight » (vous êtes en surpoids) par une Américaine tout sauf svelte, c’est un peu fort ! Limite vexant.

 

En attendant, vous pouvez faire marcher la souris en cliquant sur les liens, dans la colonne de droite. A très vite !

 

M.S.

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Published by Marie Simon - dans La vie du blog
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7 janvier 2006 6 07 /01 /janvier /2006 05:39

Je ne fais référence à aucune question internationale pour laquelle la France aurait une meilleure position que les Etats-Unis. Non. Il est question de villes ici : des rues, des habitants, des endroits sympathiques.

 

En revanche, si vous avez bien suivi vos cours de mathématiques à l’école, le signe « > » indique bien la supériorité. Cet avis est entièrement personnel, je trouve que Paris est une ville plus agréable à vivre que Washington.



Pourquoi ? Juste un exemple... A Washington, où je viens de vivre 3 mois, en dehors de trois ou quatre groupes de blocs où il fait bon aller dîner et boire un verre entre amis, la ville est très résidentielle. Si vous préférez manger chez vous, allez faire vos courses alors que la ville compte si peu de supérettes. Bizarrement situées dans ces mêmes quartiers d’activité concentrée justement : Dupont Circle, Adams Morgan, Georgetown, par exemple. Mais si vous n’y habitez pas et si vous n’avez pas de voiture… tant pis pour vous !

 
Et pourtant, si vous m’aviez demandé à mon arrivée à Paris en septembre 2002 si je comptais y rester après mes études (bientôt finies), je vous aurais répondu : « même pas en rêve ! » J’ai changé d’avis. Ce sont des choses qui arrivent. L’adaptation progressive à l’environnement urbain, la trouvaille d’un nid douillet dans le XVème arrondissement, les liens personnels qui se tissent avec le temps… J’en passe.


Bref, résumons-nous. Après une Française à Washington, vous êtes ici sur les traces d’une Blésoise à Paris. Hope you’ll enjoy the show...



M.S.

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