Dimanche 8 novembre 2009
C’est le JDD qui le dit aujourd’hui: si Paris est le meilleur élève des villes françaises en matière de pertes des réseaux de distribution d'eau, c’est grâce à Haussmann. Haussmann "qui a développé les galeries
souterraines de la capitale au XIXe siècle. Elles donnent accès aux 1800 km de canalisations à pied. Un cas unique en France, qui permet de détecter et de réparer très vite la moindre fuite",
souligne l'hebdomadaire.
Bon, c’est aussi la conséquence des "efforts techniques" de Veolia et Suez qui assurent l’exploitation du réseau parisien (la première rive droite, la seconde rive gauche) avant de passer le relais à une régie municipale en janvier prochain. Mais quand même, rendons au baron ce qui appartient au baron.
Alors en quoi est-il le père de l'alimentation
en eau de Paris? Je m'en remets à l'excellent Atlas du Paris souterrain (Parigramme) qui se trouve justement depuis quelques jours au chevet de mon lit. Extrait:
"La structure du réseau date de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1852, le Service des eaux de Paris reposait principalement sur le canal de l'Ourcq qui fournissait quotidiennement 105 000 mètres cubes d'eau, froide en hiver, chaude en été, louche en toute saison. Les machines à vapeur de Chaillot, du Gros-Caillou et la pompe du pont Notre-Dame élevaient péniblement 7000 mètres cubes d'eau de Seine, troubles lors des crues et toujours chargées d'immondices."
"Conscient des menaces épidémiologiques de cette eau corrompue, le baron Haussmann fit adopter en 1853 un ambitieux projet d'adduction pour la capitale. Le programme, confié à l'ingénieur du Service des eaux Eugène Belgrand, prévoyait la fourniture de 200 litres d'eau par jour et par habitant à partir de réservoirs approvisionnant les immeubles jusquaux étages supérieurs. Entre 1865 et 1900, plus de 600 kilomètres d'aqueduc virent le jour pour acheminer les eaux de sources souterraines, pures et saines, captées à plus de 100 kilomètres au sud et à l'est de Paris."
Aujourd'hui, "l'eau bue par les Parisiens est pour moitié d'origine souterraine et pour moitié puisée dans la Seine ou la Marne et purifiée dans les usines de traitement", ajoute l'ouvrage très complet sur le sous-sol de Paris (carrières, catacombes, tunnels du métro, canalisations, égouts, etc.).
Merci au JDD de m'offrir une occasion de parler de ce "beau livre"!
Atlas du Paris souterrain
La doublure sombre de la Ville lumière
Sous la direction d'Alain Clément et Gilles Thomas
Editions Parigramme
M.S. qui en profite pour vous recommander le fil "Paris-underground" sur Flickr.
Bon, c’est aussi la conséquence des "efforts techniques" de Veolia et Suez qui assurent l’exploitation du réseau parisien (la première rive droite, la seconde rive gauche) avant de passer le relais à une régie municipale en janvier prochain. Mais quand même, rendons au baron ce qui appartient au baron.
Alors en quoi est-il le père de l'alimentation
en eau de Paris? Je m'en remets à l'excellent Atlas du Paris souterrain (Parigramme) qui se trouve justement depuis quelques jours au chevet de mon lit. Extrait:"La structure du réseau date de la seconde moitié du XIXe siècle. En 1852, le Service des eaux de Paris reposait principalement sur le canal de l'Ourcq qui fournissait quotidiennement 105 000 mètres cubes d'eau, froide en hiver, chaude en été, louche en toute saison. Les machines à vapeur de Chaillot, du Gros-Caillou et la pompe du pont Notre-Dame élevaient péniblement 7000 mètres cubes d'eau de Seine, troubles lors des crues et toujours chargées d'immondices."
"Conscient des menaces épidémiologiques de cette eau corrompue, le baron Haussmann fit adopter en 1853 un ambitieux projet d'adduction pour la capitale. Le programme, confié à l'ingénieur du Service des eaux Eugène Belgrand, prévoyait la fourniture de 200 litres d'eau par jour et par habitant à partir de réservoirs approvisionnant les immeubles jusquaux étages supérieurs. Entre 1865 et 1900, plus de 600 kilomètres d'aqueduc virent le jour pour acheminer les eaux de sources souterraines, pures et saines, captées à plus de 100 kilomètres au sud et à l'est de Paris."
Aujourd'hui, "l'eau bue par les Parisiens est pour moitié d'origine souterraine et pour moitié puisée dans la Seine ou la Marne et purifiée dans les usines de traitement", ajoute l'ouvrage très complet sur le sous-sol de Paris (carrières, catacombes, tunnels du métro, canalisations, égouts, etc.).
Merci au JDD de m'offrir une occasion de parler de ce "beau livre"!
Atlas du Paris souterrain
La doublure sombre de la Ville lumière
Sous la direction d'Alain Clément et Gilles Thomas
Editions Parigramme
M.S. qui en profite pour vous recommander le fil "Paris-underground" sur Flickr.





