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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 21:29

paris biffe biffins

La région parisienne pourrait bientôt compter un nouveau "carré des biffins". Après les zones déjà prévues dans le XVIIIe et le XIXe arrondissements de Paris, c'est à Montreuil que les vendeurs d'objets de récupération ont pu s'installer temporairement sur un petit emplacement, dans la halle du marché. Après l'expérimentation mi-mars, la mairie réfléchit à une solution plus pérenne.

 

Concrètement, pour obtenir le droit de s'installer sur ces zones réservées, il faut payer 2 à 5 euros. Une somme inférieure à ce qu'il faudrait payer pour participer à une brocante, mais pas si symbolique que cela pour ces "chiffonniers" des temps modernes qui récupèrent des objets parfois dans les rues de nuit, rafistolent des vêtements ou des chaussures, réparent des petits appareils ménagers, associent des objets dépareillés, décomposent et recomposent des biens pour les revendre. Ce n'est souvent pas par plaisir: beaucoup d'entre eux sont des chômeurs ou des retraités, des étrangers parfois sans-papiers qui enchaînent des petits boulots à temps partiel (voir les témoignages recueillis par Le Parisien), et tous aimeraient simplement manger un peu plus d'épinards avant de songer à y mettre du beurre.

 

Cette option répond à la demande d'un "droit à la biffe", défendu par plusieurs associations, comme Amelior, La Mifa ou Aurore. Leur but: faire en sorte que les "biffins" ne soient pas traités comme des vendeurs à la sauvette par les services de police. En effet, comment faire la différence, de prime abord, entre un téléphone portable trouvé dans la rue et retapé... et un téléphone portable volé? C'est là que les "carrés de biffins" apportent un début de solution, à leurs yeux: ceux qui y disposent d'un emplacement signent une charte en même temps qu'ils paient le forfait déjà mentionné, et par cette charte, ils s'engagent à ne vendre que des produits de seconde main, excluant tout produit neuf, contrefait ou volé. En contrepartie, ils exercent leur activité dans un cadre plus sécurisé et serein.

 

Une formule qui va sans doute se développer, à mon avis, vu les perspectives économiques peu réjouissantes. D'autant qu'elle répond à la demande de nombreux Parisiens de consommer plus responsable... et moins cher.

 

M.S.


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Published by Marie Simon - dans La vie parisienne
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commentaires

Alain 08/04/2013 07:33


Une façon intelligente de redonner droit de cité à l'un des plus vieux métiers du monde...mais pas forcément transposable à d'autres "plus vieux métier du monde".

Marie Simon 09/04/2013 20:16



Pourtant bien présents à Paris aussi... ;)