M.S.
Un duo de choc, des énigmes passionnantes, un brin d’humour... On trouve déjà
les ingrédients dans les aventures de Sherlock Holmes et du Docteur Watson pour faire une bonne recette sur les planches. Confirmation samedi dernier, au théâtre Silvia Monfort.
Les quatre comédiens de la troupe ne manquent pas d’énergie : en un peu moins de deux heures, ils auront interprété 26 personnages ! Et de l’énergie, il en faut, pour convaincre un public relativement jeune, venu assister à un spectacle… mais aussi à un cours de langue nouvelle génération. Car la langue de Shakespeare sert cette pièce aux intrigues mêlées et savamment organisées pour peindre un portrait de Sherlock Holmes, à travers les souvenirs de son fidèle compagnon Watson.
Difficile à suivre ? Pas du tout ! Même si le vocabulaire respecte la richesse d’Arthur Conan Doyle, l’auteur original des aventures, la très bonne diction des interprètes anglophones et la mise en scène très claire rendent le sens des dialogues et des situations parfaitement limpide. Ajoutez à cela des incursions des comédiens dans le public, ce que la petite salle du théâtre Silvia Monfort permet, et le public est déjà conquis, barrière de la langue ou non. Une victoire pour l’association « théâtre en anglais » dont la démarche pédagogique se lit jusque sur leur site web.
Certaines audaces modernes ne plairont pas à certains, comme les téléphones
portables, ou un duel d’arts martiaux en ombres chinoises plus cocasse que dramatique. Malgré ces détails légèrement anachroniques dans le Londres des années 1880, on s’offusque moins qu’on ne
rit. Pardonnez donc à ce vieux Watson si sa mémoire subit quelques bugs de temps à autres.
M.S.
Note : Sherlock, c'est presque fini, sauf une représentation le 10 février à Clermont Ferrand... Par contre, vous pouvez retrouver la troupe dans "King Lear" en tournée dans toute la France, et de passage au théâtre Silvia Monfort cette semaine. Plus d'infos ici.
Quelques pétards, un
long dragon et des bannières rouge et or… Le défilé du nouvel an chinois au départ de l’Hôtel de Ville cet après-midi était très coloré, mais trop court et si peu sécurisé ! Je me souviens
encore des barrières et des nombreuses autorités le long du trajet de la Semana Santa à Madrid en 2004, alors quel contraste… Les participants au défilé arrivaient difficilement à se frayer un
passage entre les curieux au milieu du 3ème arrondissement.
Le 5 février prochain, c’est le 13ème arrondissement qui fêtera le nouvel an, l’année du Chien de Feu. Cette partie de la ville est souvent synonyme de Chinatown pour les étrangers, plus que le 3ème arrondissement qui est pourtant un ancien quartier chinois de Paris. D’autres manifestations sont prévues dans notre ville où la communauté chinoise est bien implantée, et vous pouvez trouver tout le programme ici : danses traditionnelles, conférences sur l’astrologie et le fenshui, ateliers calligraphie… Il y en a pour tous les goûts.
L’année du Chien de Feu,
pour les astrologues chinois, présage de meilleures conditions de vie, une accélération de l’économie, de grandes découvertes, une lutte pour rétablir l’ordre dans le monde, etc etc… Mais après
tout, tout le monde s’en fiche, aujourd’hui, c’est le nouvel an, let’s celebrate, et l’on verra bien ce que cette année nous réserve !
Pour en savoir plus sur les rituels du réveillon et du jour de l’an, ou bien sur la culture chinoise, un simple clic suffit.
Bonne année du Chien de Feu à tous !
M.S.
C’est cette photo qui a gagné le concours I Love Café pour sa deuxième édition. Le but : capter l’esprit
d’un bistrot parisien, sur le thème de l’amour, de la beauté, de l’argent ou des voyages. Dans notre pays où une personne sur deux dit fréquenter régulièrement ces établissements, cela prend tout
son sens. Sur le site officiel de la compétition, on peut lire cette profession de foi caféinomane :
« Aller au café, c'est adhérer à des valeurs, goûter à une culture, partager un état d'esprit. Il existe des milliers de cafés et restaurants indépendants à Paris et pourtant, il n'y en a pas deux identiques. Chaque établissement a son climat, sa particularité, son caractère. Streetcafé vous propose de réaliser la photo qui restitue selon vous le mieux l'atmosphère du café ou du restaurant parisien de votre choix ».
Marianne Le Guiffant a touché le jury, avec son cliché très tendre d’un couple amoureux, au loin dans un coin du café Charbon dans le XIème arrondissement. Bravo à elle. Et bon courage aux futurs photographes amateurs ou professionnels qui participeront à la troisième édition de I Love Café, en novembre prochain. Seule condition : aimer le(s) café(s) !
M.S.
Fini l’écran
d’ordinateur, retour au papier. Alors que les chiffres de la presse écrite font craindre à certains que l’avenir se passe sans Gutenberg, ce matin, les kiosques abritent un nouveau né. Et
tenez-vous bien, la raison d’être de ce magazine n’est autre que l’internet. Voilà donc un « magazine qui surfe à contre-courant », comme le titre Libération ce
matin.
Le bébé s’appelle Netizen. Comprenez, citoyen de l’internet. Ces citoyens étant les petites voix qui composent la blogosphère, puisque le magazine s’attache à « comprendre et décrypter la révolution des blogs ». Son équipe rédactionnelle le faisait déjà depuis février 2003, mais sur internet même, avec le magazine en ligne Pointblog. Selon l’équipe de Netizen, ce magazine papier est le premier du genre, tenez-vous bien, dans le monde !
Avec 85 000 exemplaires à 4,90 euros dans 20 000 points de vente, il s’agit de séduire de nouveaux lecteurs : des blogueurs oui, mais pas seulement. Dans les pages du magazine, on retrouve donc un grand thème (blogs et politique pour le numéro 1), des portraits et autres rubriques, histoire de vulgariser le phénomène, sans jamais que le jargon technique (vlog, podcast, RSS…) ne devienne une barrière.
Passage à la vitesse supérieure, donc… mais pas sans problème ! Car comment parler de blogs mis à jour en claquant des doigts dans un support aux contraintes temporaires toutes autres ? Et que deviennent les liens si facilement cliquables sur une page internet ?
Les concepteurs du projet abordent
ces paradoxes sur le blog des coulisses du magazine, hébergé par Pointblog justement. Le 14 décembre, par exemple,
Frédéric François, le directeur de la publication, écrivait : « un magazine papier qui parle des blogs est un alien de la presse magazine ». Et Cyril Fiévet,
rédacteur en chef de Netizen, de confirmer dans l’édito ce matin, en l’appelant un « OVNI de la presse ».
Pourtant, cela pourrait bien être un retour aux premières amours. Pour Cyril Fiévet par exemple, également journaliste, blogueur, auteur de BlogStory et co-fondateur de Pointblog. Dans un billet publié sur le blog des coulisses, il écrivait le 13 décembre : « C'est un magazine, Wired, trouvé par hasard dans un kiosque parisien il y a plus de 10 ans, qui m'a fait m'intéresser initialement à Internet ».
Alors, retour au papier oui. Mais pas de panique, Pointblog continue d’exister en ligne. Même si dans ce cas, l’internet a précédé le papier, Pointblog sera peut-être à Netizen ce que Nouvelobs.fr est au Nouvel Observateur. Un bricolage inventif et permanent pour que le papier et l’internet fassent bon ménage. C’est le meilleur qu’on puisse leur souhaiter, ainsi qu’une maquette revue et corrigée !
M.S.