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Samedi 12 avril 2014 6 12 /04 /Avr /2014 09:05

tinus lamantin zoo vincennes paris

Haaaaave you met Tinus? Tinus est un lamantin âgé de 24 ans et j’ai la chance d’être sa marraine. Enfin je fais partie de la liste de parrains et marraines qui ont décidé de soutenir ce bon gros pépère lors de l’opération lancée par le Parc Zoologique de Paris avant sa réouverture programmée ce week-end.

 

Pourquoi lui et pas un autre? En l’occurrence, j’ai parrainé un autre animal mais je ne me souviens plus lequel, honte sur moi. Cela pourrait être Mojo le pudu ou Tana la grenouille tomate, mais je ne sais plus… Et le site du zoo plante une fois sur deux, victime de son succès ou d’une opération de maintenance.

 

De toute façon, c’est Tinus qui m’a tapé dans l’oeil, un point c’est tout. Son air placide de “vache marine”, la vulnérabilité de son espèce à l’état sauvage, sa date de naissance (début octobre, comme moi)... Autant d’arguments qui plaidaient en sa faveur, à mes yeux. Et surtout, quand j’ai vu la liste des filleul(e)s proposés par le Zoo de Vincennes, une chose m’a frappée: les félins, les oiseaux colorés et autres manchots rigolos allaient facilement trouver des protecteurs. Les girafes ont attiré les projecteurs sur elles seules lors d’une inauguration people… Et même les loutres ont dû avoir du succès, alors que ces animaux ne sont pas aussi gentils qu’il n’y paraît.

 

Alors que mon pauvre Tinus avec ses 600 kg de bourrelets bien gras, et ses copains amochés par les hélices de bateau dans la zone Amazonie-Guyane-Caraïbes… Qui allait les défendre? Certainement pas les enfants qui allaient sans doute guider le choix des parents-parrains au moment de cliquer sur l’animal à sponsoriser. La dernière fois que j’ai vu des lamantins au Zooparc de Beauval, les mioches les disaient trop “moches” pour être aimés. Sales gosses! Tinus n’est pas moche: il n’a pas un physique facile, c’est tout.

 

M.S. qui aime bien les bourrelets de Tinus


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Dimanche 30 mars 2014 7 30 /03 /Mars /2014 15:24

"Oh vous savez, moi je suis Montmartroise depuis quelques années...", confiait hier une grand-mère à un jeune homme dans le bus 80. Ce dernier venait de lui confier qu'il n'était Montmartrois d'adoption "que" depuis 4 ans. Coquette, la vieille dame ajoutait, le sourire dans les yeux: "Mais je suis plus jeune que La Mère Catherine, tout de même! D'ailleurs, on fête son bicentenaire ce week-end, vous devriez y faire un tour!"


paris, montmartre, place du tertre, mère catherine

 

Témoin de la discussion, j'ai évidemment suivi le conseil adressé au jeune homme et grimpé à la place du Tertre, que je fuis d'ordinaire, peu friande des bains de foule. Sur la devanture rouge de La Mère Catherine, fameux restaurant de la place, un panneau confirme qu'il y a bien un anniversaire à arroser ce week-end. Mais pas celui du restaurant, non, celui des "bistrots". On y lit:


"Le 30 mars 1814, les Cosaques lancèrent ici en premier leur très fameux "bistro"
et, sur la butte, naquit ainsi le digne ancêtre de nos bistrots".


Oh, les Cosaques venus occuper Paris après avoir poursuivi Napoléon pendant 2 ans d'est en ouest ne fréquentaient pas que la butte Montmartre, comme le montre ce tableau du musée Carnavalet. Mais "ils venaient souvent Chez La Mère Catherine boire un verre ou deux…  N’ayant pas l’autorisation de leurs officiers, ils s’exclamaient « Bistro ! Bistro !» (« Vite ! Vite !» en russe), expression qui a donné leur nom à nos actuels bistrots", raconte le site officiel de l'institution fondée en 1793. Soit encore plus vénérable que ne le pensait la grand-mère du bus 80. Mais chut, ne jamais commenter l'âge des dames!


M.S. qui préfère La Bonne Franquette à La Mère Catherine...

 

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Samedi 29 mars 2014 6 29 /03 /Mars /2014 10:52

Le-Porteur-d-histoire portrait w193 Son Porteur d’Histoire m’avait déjà épatée. Son Cercle des Illusionnistes m’a tout simplement étourdie. Dans les deux cas, Alexis Michalik tricote son récit avec une habileté et une finesse qui m’ont emballée. Je suis sortie très émue de ces deux pièces qui, pour moi, sont de véritables déclarations d’amour aux conteurs… qu’il est paradoxalement bien difficile de raconter sans déflorer le propos.


Plutôt que de résumer ces deux pièces (d’autres le font mieux ici et ), je préfère donc mettre l’accent sur l’atmosphère qui s’en dégage. Dans chacune de ces expériences, Alexis Michalik nous raconte une histoire mêlée à d’autres histoires, parfois à des siècles de distance, le tout inscrit dans l’Histoire. Vous suivez? Le voyage n’est pas que temporel, il est aussi géographique: vous irez dans le désert algérien en avion et vous découvrirez des tours de magie en bords de Loire ou de Tamise, par exemple. Il aime “tordre l’espace-temps”, résume-t-il dans 20 minutes.


Le-Cercle-des-illusionnistes referenceVos compagnons de voyage? Alexandre Dumas, une tsarine, une Reine de France, Georges Méliès et bien d’autres figures réelles. Pour incarner cette pléiade de personnages, la troupe est réduite. Chaque comédien revêt littéralement plusieurs costumes… Les changements se font parfois sur le plateau même, en même temps qu’un ballet ingénieux pour modifier le décor. Le tout est intégré dans la mise en scène, la pièce se construit sous nos yeux. Les coutures sont parfois un peu trop apparentes. Point faible ou point fort? A vous de voir. Pour moi, cela participe du charme qu’opèrent ses pièces.


Ne risque-t-on pas de décrocher? Si, parfois. J’avoue que l’un des détours historiques du Cercle des Illusionnistes m’a un peu perdue, dans la mesure où je ne voyais pas le rapport immédiat avec l’histoire racontée précédemment. Mais faites confiance à Alexis Michalik et aux comédiens pour vous rattraper rapidement, par un clin d’oeil, un trait d’humour, une précision, un mot-clé… Et hop, vous voilà réembarqué dans leur manège enchanté. Magique! J’attends avec impatience la troisième chasse au trésor qui nous sera proposée… Monsieur Michalik?

M.S. qui a encore la tête qui tourne


Informations pratiques

Le Cercle des Illusionnistes
Prolongé jusqu'au 29 juin au Théâtre de la Pépinière
7, rue Louis Le Grand, 75002 Paris

Le Porteur d’histoire
Jusqu’au 29 juin 2014 au Studio des Champs Elysées
15, av Montaigne, 75008 Paris
Et aussi en tournée en France actuellement, les dates ici.

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Mardi 18 février 2014 2 18 /02 /Fév /2014 23:30

photo (20)

 

"Manger une gaufre, la prendre à emporter. Vin et fromage. Prendre une photo du Moulin Rouge, un truc de dingue! Ecrire un message. Livre." Voilà le programme, griffonné sur un post-it, que ce tourisme hispanophone a laissé dans l'ascenseur de la station Abbesses. Manger une gaufre semble prioritaire, c'est entouré! Pour moi qui adore cultiver mon côté touriste à Paris, même après avoir habité dans la capitale depuis 10 ans, vous pensez bien que ce petit post-it est un véritable cadeau. Des to-do lists comme celle-ci, j'aimerais en faire tous les jours. Sans forcément engouffrer une gauffre tous les jours, notez bien... ;)

M.S. qui fait souvent des listes... mais elles sont moins fun!

 

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Mercredi 12 février 2014 3 12 /02 /Fév /2014 10:05

mangez le si vous voulez théatre tristan bernard paris "Mangez-le si vous voulez!" A l'image de cette invitation cannibale - car il s'agit bien là d'un homme que l'on vous invite à "manger" - c'est une histoire éprouvante qui vous attend au théâtre Tristan Bernard. La déclinaison sur scène du récit de Jean Teulé glace le sang, autant que son petit roman qui revisite un fait divers survenu en 1870 en Dordogne.

 

Voici donc l'histoire d'Alain de Monéys. Elle finit mal, vous l'aurez compris. Le jeune homme se rend au marché de sa petite commune et, en chemin, croise ses amis, ses proches, ses électeurs aussi. Car il est élu. Il est respecté, notamment pour ses connaissances en matière d'urbanisme. Enfin il était... Ceux qu'il croise ce jour-là vont devenir ses bourreaux à cause d'une phrase mal comprise qui le fait passer pour Prussien alors qu'il va justement partir au front côté français.

 

C'est le délire d'une foule qui prend l'un des siens pour bouc-émissaire que l'on observe là, dans cette histoire revisitée par Jean-Christophe Dollé. Sa performance est impeccable: tour à tour narrateur, victime, bourreaux, il les porte tous en lui. Les personnages féminins campés par Clotilde Morgiève, souvent muette, les yeux écarquillés, tiennent le plus souvent lieu de témoins impuissants et/ou de victimes collatérales alors que l'atmosphère se fait oppressante. Cran par cran, on sombre avec eux dans la folie de ces personnages déboussolés. Jusqu'au bout de l'horreur. 

 

Curieusement, on rit aussi de temps en temps. Entre deux grimaces de dégoût ou un "Oh non, ils ne vont tout de même pas... Ah si." Une intervention historico-scientifique ou une expérience gastronomique viennent de temps en temps en contre-point. C'est souvent osé, inventif, surprenant, mais ça passe. Mention spéciale pour la comptine où l'on dénonce cet "enculé de Prussien" sur un air enfantin. Glaçant.

 

M.S. qui a envie de relire les mots de Jean Teulé!


Infos pratiques
Mangez-le si vous voulez, pièce tirée du roman de Jean Teulé
Théâtre Tristan Bernard
64, rue du Rocher 75008 Paris
Métro Villiers

Jusqu'au 28 février
A partir de 11 euros 

Publié dans : Sur les scènes parisiennes
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