M.S. qui aura raté le musée de la gueuze et le musée du slip. Snif.
Petite pause: mais que diable vient faire la Seine dans le titre de ce post? Il aurait mieux valu parler du vent qui souffle sur Paris plutôt que du fleuve qui la traverse. Tiens d’ailleurs, comment s’appelle le vent à Paris, vous savez, vous? Le Sud a son Mistral et sa Tramontane, mais nous, on a quoi?
Rassurez-vous, la Seine a tout à voir avec mon histoire de moulins parisiens. Car si l’on remonte encore plus loin, à la louche au XIIIe-XIVe siècle, ils abondaient sur le fleuve à Paris (comme sur les autres cours du pays). Sous la forme de moulins-nefs, des bateaux plats équipés de roues à aubes actionnant des meules, ou de moulins-pendus, fixés aux ponts. Les premiers s’adaptent aux crues mais, plus fragiles, cohabitent puis sont remplacés par les seconds. De la largeur d’une arche, ces derniers bénéficient d’un courant accentué grâce aux piles des ponts. A Paris, ils sont fixés au Grand Pont qui relie la rive droite à l’île de la Cité. Plus tard, le "Pont-aux-Meuniers" (en photo ci-dessus), construit en 1323 dans la même zone, remplace les moulins flottants, jusqu’à son effondrement à la fin du XVIe siècle.
Petite pause bis: non je n’ai pas envie de me reconvertir en meunière, pas plus qu’en ingénieur spécialiste des égoûts et
des catacombes… Je suis juste tombée sur une illustration du Pont au meuniers issue d’une bande dessinée dans un petit livre atypique, Paris BD – La capitale redessinée, de Thibaut Vandorselaer, qui
parcourt les quartiers de la ville au moyen de cartouches de nombreux ouvrages. D’où ma passion subite pour les moulins hydrauliques mobiles et fixes de Paris, dont j’ignorais absolument tout.
Sans doute faute de hanter plus souvent le musée Carnavalet ou le Pavillon de l'Arsenal...
Alors en quoi est-il le père de l'alimentation
en eau de Paris? Je m'en remets à l'excellent Atlas du Paris souterrain (Parigramme) qui se trouve justement depuis quelques jours au chevet de mon lit. Extrait: